COUVREUR(EUSE) – ETANCHEUR(EUSE)

 

Niveau d’étude

Quatrième, cinquième et sixième années de l’enseignement professionnel en CPU (Certification par unités)

Grilles horaire

 Activités

Le couvreur-étancheur est l’ouvrier qui réalise les travaux suivants :

  • La pose du complexe-toiture (sous-toiture, film d’étanchéité à l’air, isolation)
  • La réalisation de différentes couvertures de toitures traditionnelles ou métalliques
  • L’installation des évacuations d’eaux pluviales et de leurs supports
  • La pose d’éléments et d’accessoires de toitures en garantissant l’étanchéité (solins, pénétrations, supports de panneaux photovoltaïques,…)
  • La pose d’équipements de toitures (panneaux solaires, paratonnerre, antennes,…)
  • La réalisation de différents bardages
  • L’étanchéité et le revêtement de construction (toitures, ouvrages d’art, cuvelage, cave,…) exécutés soit au moyen de produits bitumineux ou synthétiques appliqués à chaud ou à froid, en fusion ou sous forme liquide
  • La dépose d’éléments de toitures existants et la réalisation de travaux simples de charpente dans le cadre de travaux de transformation et rénovation
  • La préparation de pose de toitures vertes extensives

Il participe activement à :

  • L’organisation de la sécurité collective ou individuelle sur le chantier conformément au plan de sécurité-hygiène-environnement
  • L’approvisionnement du chantier en matériaux et l’installation des machines et équipements spécifiques

 

Niveau de responsabilités

Le couvreur-étancheur exerce son métier :

  • Dans les limites des consignes du supérieur hiérarchique
  • Dans un contexte complexe où il doit s’adapter aux contraintes rencontrées
  • Au sein d’une équipe
  • En autonomie au niveau du choix et de l’application des techniques et des procédures ainsi que du choix et de l’utilisation du matériel et des matériaux

Lieux d’exercice du métier

Le métier de couvreur-étancheur s’exerce principalement en plein air sur des chantiers de construction ou de rénovation. Il implique des déplacements du siège de l’entreprise ou d’un lieu de ramassage, désigné par l’employeur, vers un chantier.

Conditions d’exercice du métier

L’activité est généralement organisée en équipes et selon des horaires réguliers, susceptibles d’être adaptés en fonction de la nature de l’ouvrage et des conditions météorologiques. Le travail étant à effectuer dans des conditions dangereuses, le couvreur-étancheur n’exerce pas son travail de manière isolée : la présence d’une autre personne susceptible de donner rapidement l’alarme est nécessaire.

Qualités requises

L’activité nécessite une bonne résistance physique et l’adaptation aux conditions atmosphériques. Ce métier s’exerce en hauteur : il requiert de l’agilité, un sens de l’équilibre développé et une aptitude à travailler dans des conditions contraignantes (à genoux, accroupi,…). Le couvreur-étancheur doit s’adapter à des situations diversifiées et à des milieux variés. Certains aspects du métier impliquent de respecter scrupuleusement les règles de sécurité (ex. travail en hauteur,…) et d’entretenir une bonne collaboration avec les autres professionnels de la construction.

Perspectives et évolution

  • Le métier est susceptible d’évoluer en fonction :
  • De la modification de la réglementation en matière de réduction des émissions de CO2
  • Des implications sur le choix des matériaux à mettre en œuvre et sur la qualification des travailleurs est donc à prévoir
  • De la règlementation PEB (Performance Energétique des Bâtiments)
  • Des matériaux (profilés de finition,…)
  • Des techniques d’étanchéité (étanchéités liquides,…)

DESSINATEUR(TRICE) EN CONSTRUCTION

 

Niveau d’étude

Troisième degré technique en construction 

(5e et 6e années)

Grilles horaire

 Généralités

On peut classer le secteur du bâtiment en trois grands secteurs :

·         Le gros-œuvre qui représente environ 40%

·         Le parachèvement représente environ 30%

·         L’équipement représente environ 30%

Les types du secteur occupant des dessinateurs en construction sont les suivants :

·         Les entrepreneurs de génie civil

·         Les entrepreneurs de gros-œuvre

·         Les entrepreneurs d’installation (équipements)

·        Les entrepreneurs de parachèvement

La proportion employés/ouvriers est de 1 à 4

Évolution du métier et perspectives d’embauche

Le dessinateur en construction trouve facilement de l’embauche dans :

·         Les bureaux d’architecture 

·         Les bureaux d’études d’ingénieurs conseils et d’entreprises de génie civil

·         Les services techniques des sociétés : banques, grands magasins,…

·         Les administrations : chemin de fer, ministère de l’équipement et des transports,…

·         Les administrations communales

Il peut aussi créer son propre bureau d’études et travailler en sous-traitance pour de grosses entreprises

Niveau de responsabilités

Ses responsabilités s’exerceront dans les domaines suivants :

·         Gestion du fonds de documentation technique

·         Relevé des mesures sur chantier

·         Réalisation des plans nécessaires à la construction des ouvrages du bâtiment et des travaux publics

·         Préparation des métrés quantitatifs des ouvrages dessinés

·         Suivi du chantier (contrôle du bon déroulement des travaux)

Perspectives et évolution

Les technologies du bâtiment et des travaux publics connaissent une évolution constante :

  • Les matériaux modernes (matières plastiques, matériaux composites, résines, colles, bétons haute résistance, adjuvants, les verres chromogènes, doubles vitrage à haut rendement,…) permettent des développements importants dans la construction neuve mais aussi en rénovation/restauration.
  • Les techniques informatiques (DAO, CAO,…) sont des outils incontournables lors de la création et de la conception
  • Les logiciels spécifiques traitent aussi bien les problèmes de gestion classiques (paie, comptabilité,…) que les calculs de prix de revient ou l’organisation des chantiers (plannings)
  • Les instruments au laser sont utilisés en topographie et en conduite de machines
  • Les coffrages modernes, les éléments préfabriqués, les engins de levage, les échafaudages modernes,…ont réellement simplifié la vie et amélioré la sécurité sur les chantiers

Chaudronnier·ère

 

Niveau d’étude

Septième année de l’enseignement professionnel

Grille horaire

Activités

Le chaudronnier forme et coupe du métal à partir de plans croquis ou pièces-modèles. Il effectue ensuite généralement les assemblages des différentes pièces afin d’obtenir des structures métalliques de formes diverses (trémie, support d’équipements, réservoir, cuve, systèmes de ventilation, coupe-feu, gouttières, cloisons, casiers, etc.). Il peut donc tout aussi bien œuvrer à la fabrication de pièces d’un avion que d’armoires métalliques ou encore de gros appareils de moulage !

Ce professionnel du métal va suivre des normes établies (grosseur, format, épaisseur, etc.) afin d’assurer la qualité des produits fabriqués. Il travaille le métal sous forme de tôles et de profilés. Concrètement, à partir d’un plan, il réalise des pièces primaires de structures chaudronnées (ossatures de façade, portiques, escaliers, etc.) par la mise en forme et l’assemblage de différents types de matériaux (métaux ferreux ou non, inox, aluminium, tôles, aciers, cuivres, titanes, plastiques, composites, etc.) de différentes dimensions selon les règles de sécurité  en vigueur (normes ISO).

Au moyen de machines à commandes numériques ou d’outils à main, il réalise des opérations de découpage (cisaillage, découpage plasma et ou laser, poinçonnage, sciage, tronçonnage, etc.) et met la pièce en forme (pliage, cintrage, étirage, etc.). Il est également capable d’effectuer du soudage (à flamme, avec électrodes, etc.) et de procéder à des contrôles-mesures.

Préalablement à son travail, ce professionnel doit décoder et analyser un dossier (fiche technique, plan détaillé). Il peut aussi exécuter les traitements thermiques adaptés aux matériaux, toujours suivant la mise en forme stipulée sur le dossier de fabrication.

Ce métier allie des techniques traditionnelles, comme le rivetage et l’assemblage, aux nouvelles technologies. La variété des opérations réalisées évite la monotonie du travail. L’ordinateur est omniprésent et assiste le chaudronnier-tôlier dans son travail au quotidien. Si la chaudronnerie est un art millénaire, c’est aussi un métier d’avenir qui fait appel aux technologies les plus pointues.

Compétences et actions

  • Connaître les différents matériaux et leurs caractéristiques métallurgiques

  • Maîtriser les techniques de découpe de matériaux, de procédés de formage, d’assemblage, de soudage et des techniques d’usinage

  • Utiliser des outils manuels (clé, pince, scie, etc.), électroportatifs (scie électrique, ponceuse, etc.)

  • Pouvoir utiliser des logiciels de conception et de dessins assistés par ordinateur (CAO/DAO)

  • Connaître les procédures liées aux matières dangereuses ou déchets dangereux

  • Lire et comprendre des plans, croquis, schémas de montage…

  • Appliquer des instructions figurant dans des manuels techniques

  • Déterminer les moyens à mettre en œuvre (outils manuels, machines de chaudronnerie)

  • Réaliser et utiliser les gabarits nécessaires au traçage, au cintrage, etc.

  • Découper et mettre en forme des pièces métalliques

  • Réaliser les finitions (meulage, décapage, polissage, ébavurage, redressage, etc.)

  • Assembler les pièces par les procédés de soudage, boulonnage, collage et rivetage

  • Contrôler la conformité par rapport aux spécifications techniques

  • Assurer la maintenance de premier niveau des outils et du matériel

  • Renseigner les supports qualité et de suivi de production/réalisation (incidents, interventions, etc.)

Savoir être

  • Habileté manuelle et dextérité

  • Précision, rigueur et minutie

  • Esprit logique

  • Excellente acuité visuelle

  • Sens de la méthode

  • Capacités de concentration

  • Respect des consignes

  • Respect des normes de sécurité

Cadre professionnel

Ce métier s’exerce au sein d’entreprises industrielles (aéronautique, spatiale, ferroviaire, navale, automobile, etc.) en relation avec différents services (maintenance, méthodes, qualité, etc.).

L’activité varie selon l’organisation (îlots, lignes de production, etc.), le type d’équipements (conventionnels, numériques) et le type de produits fabriqués. Elle peut s’exercer par roulement, de jour comme de nuit, en atelier mais aussi sur chantiers. Sur les gros ouvrages, ce professionnel travaille en équipe. Lorsqu’il réalise des ensembles de dimensions plus modestes, il réalise sa pièce en autonomie.

Le port d’un équipement spécifique (chaussures de sécurité, gants, casque anti-bruit, lunettes de protection, etc.) est requis. Il travaille le plus souvent debout, dans un environnement bruyant et parfois poussiéreux. Après quelques années d’expérience, il peut coordonner une équipe et devenir chef d’atelier.